Jean-Paul Gut, la vie après EADS

L’EXPRESS – Sur le départ, le directeur général délégué du groupe aéronautique est déjà prêt à faire décoller de nouveaux projets.

Cela s’appelle le goût de la liberté. Au moment de quitter EADS, et donc le groupe Lagardère, où il a œuvré presque un quart de siècle, Jean-Paul Gut fourmille de projets. Le désaccord sur l’organisation du groupe, qui l’a convaincu de partir, et la mauvaise polémique, nourrie de rumeurs sur ses indemnités qui lui ont valut les foudres de la présidence du Medef, Laurence Parisot, ne sont plus que de mauvais souvenirs. Jean-Paul Gut est déjà à l’oeuvre sur ses nouvelles activités.

A partir du 1er octobre, il aidera des investisseurs à développer leurs affaires internationales et à s’installer, pour longtemps, dans les nations qu’il connaît bien, notamment les pays émergents ; il aidera à la constitution de tours de table, se rémunérant en actions sur les projets financiers, avant, sans doute, d’investir à titre personnel. Autre piste pour Jean-Paul Gut : l’obligation faite aux groupes étrangers de réinvestir sur place le fruit de leurs contrats. Les entreprises concernées peuvent se faire « remplacer » par des fonds spécialisés, se rémunérant pour ce portage. En accompagnement de ventes d’Airbus, Gut a aussi plusieurs fois développé des projets pédagogiques ou médiatiques, loin du métier d’avionneur.

Pendant que son ex-directeur général délégué entame cette nouvelle vie, EADS cherche toujours sa gouvernance. François Fillon est revenu sceptique de Berlin, le 28 juin : méfiants, les Allemands ne veulent pas d’augmentation de capital. Angela Merkel a été évasive sur une présidence tournante du groupe et l’idée d’un exécutif français placé sous la vigilance d’un conseil de surveillance à présidence allemande n’a pas soulevé plus d’enthousiasme…

C.B.